Pourquoi ?

Pourquoi ?

En arrivant en France, les demandeurs d’asile sont confrontés à une longue période d’attente (14 mois en moyenne en Auvergne-Rhône-Alpes), au cours de laquelle ils ne sont pas autorisés à travailler. Les plus chanceux participent à des cours de français délivrés par des associations, souvent par des bénévoles, quelques heures par semaine.

Aujourd’hui, tout le monde s’accorde sur le fait qu’il ne peut y avoir d’intégration sans apprentissage de la langue.

Cette période d’inactivité engendre un état de fragilité psychologique et nuit, à terme, à l’intégration des migrants en France. De plus, cette situation détériore le regard que porte le pays d’accueil vis-à-vis de ces personnes, qui ne maîtrisent ni la langue française, ni ses codes culturels.

Une fois la demande d’asile acceptée, le migrant obtient le statut de réfugié et donc la possibilité de travailler et de participer à des cours de français, délivrés par des organismes de formations. La réalité montre qu’à l’issue de ces heures de cours, le niveau atteint n’est pas satisfaisant, et les taux t’intégration très bas.

En parallèle, la société française perçoit souvent le modèle philanthropique actuel comme de l’assistanat. Paradoxalement, de nombreux Français portent un désir profond de rencontre avec l’Autre.

Nous pensons que l’intégration et l’apprentissage d’une langue ne se résument pas à des cours délivrés dans un espace de classe, mais nécessitent une réponse adaptée, prenant en compte la situation globale de l’apprenant : son parcours de vie, son niveau de confiance en lui, l’environnement dans lequel il évolue, ses expériences avec la population française…